Obligations d’annonce, consentement cantonal, ALCP par rapport aux ressortissants de pays tiers.
Dernière vérification
03.06.2026
Loi en vigueur au
01.01.2024
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État au: 01.06.2026 · Instantané
Changement d’emploi et autorisation de séjour — Aperçu par type d’autorisation
Date d’entrée en vigueur
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3 réponses sur ce thème.
Questions concrètes fréquemment posées autour de Changement de poste..
Permis B / L pour ressortissants de pays tiers : oui, avant la prise de fonction – le nouveau poste nécessite l’approbation du canton. EU/AELE avec permis B : annonce au service de la population, mais pas d’obligation d’approbation. Permis C : pas d’obligation d’annonce. Permis G : annonce du nouveau employeur.
: Projet révisé par l’IA, en attente de l’examen de l’avocat(e) responsable du dossier.
De quoi il s’agit
Un changement d’emploi – résiliation du contrat de travail en cours et prise de fonction dans un nouvel emploi – n’a pas la même incidence sur le plan du droit de l’immigration pour toutes les personnes en Suisse. Trois axes déterminent la situation :
Nationalité: Les citoyens de l’UE/AELE sont soumis à l’accord sur la libre circulation des personnes (ALCP, RS 0.142.112.681), les citoyens de pays tiers sont soumis à la loi sur les étrangers et l’intégration (LEI, RS 142.20).
Type d’autorisation : B (séjour), C (établissement), L (court séjour), G (frontalier), Ci (séjour avec droit de travailler pour les membres de la famille des employés d’organisations internationales ou dans des situations particulières).
Type de nouvelle activité : activité salariée, activité indépendante, changement de secteur/domaine professionnel.
De la combinaison de ces trois axes découlent des obligations très différentes, allant du simple signalement dans les 8 jours à l’obligation d’obtenir une autorisation régulière avec vérification de la priorité pour les ressortissants nationaux, jusqu’à l’impossibilité de changer de statut sans déposer une nouvelle demande.
1 — Changement de lieu de travail dans le cadre de l’ALCP (B, C, L, G UE/AELE)
Les personnes de nationalité UE/AELE détenant une autorisation de séjour (B UE/AELE, C UE/AELE, L UE/AELE, G UE/AELE) bénéficient, en vertu de l’accord sur la libre circulation des personnes et de son annexe I, de la liberté de choisir leur emploi en Suisse. Cela signifie que :
Un changement au sein du même domaine professionnel est possible sans autorisation distincte.
Un changement d’un domaine professionnel à un autre est également possible sans autorisation distincte.
Un changement de statut, passant de «salarié(e)» à «travailleur indépendant» (ou inversement), modifie certes le fondement juridique de l’autorisation ALCP (de l’art. 6 de l’annexe I à l’art. 12 de l’annexe I ALCP), mais reste dans le cadre de l’accord sur la libre circulation des personnes.
Obligations lors d’un changement d’employeur dans le cadre de l’ALCP :
Obligation de s’annoncer dans les 8 jours auprès du service cantonal de la population ou du contrôle des habitants (OASA, art. 9 — obligations d’annonce). Concrètement, la personne signale son nouvel employeur.
Changement de domicile à signaler séparément : en cas de changement simultané de domicile (autre canton, autre commune), une annonce d’arrivée et une annonce de départ doivent être faites dans l’ancienne et la nouvelle commune dans les délais légaux (généralement 14 jours ; délai parfois plus court au niveau cantonal).
Adaptation de l’autorisation en cas de changement de situation professionnelle : le passage d’une activité salariée à une activité indépendante nécessite une adaptation formelle de la base de l’autorisation. Le service cantonal de la population émet une nouvelle carte d’autorisation ou une carte d’autorisation modifiée.
Une vérification du contenu concernant l’employeur ou le lieu de travail (comparable au principe de priorité pour les nationaux) n’a pas lieu lors d’un changement de poste auprès de l’ALCP. L’annonce d’arrivée n’est pas une procédure d’autorisation, mais une communication déclarative.
Situation particulière de la FZA : chômage après perte d’emploi
Si un titulaire d’une autorisation de séjour B délivrée dans le cadre de l’ALCP perd involontairement son emploi avant de commencer un nouvel emploi, l’article 61a de la LEI s’applique. En cas de perte d’emploi involontaire dans les 12 premiers mois de séjour, le droit de séjour expire après 6 mois de perception des allocations chômage ; en cas de perte d’emploi après les 12 premiers mois, une période de protection plus longue s’applique. Cette situation est traitée en détail dans le fichier life-events/le_job_loss.md ; il n’est donc fait ici que référence à ce document.
2 — Titulaires d’un permis B de pays tiers — Obligation d’obtenir une autorisation en cas de changement d’employeur
Pour les ressortissants de pays tiers titulaires d’une autorisation de séjour B en vue d’une activité lucrative conformément à l’art. 18 et suivants de la LEI, tout changement d’emploi est soumis à autorisation. En pratique, l’autorisation de séjour B est liée à l’employeur initial, au domaine professionnel et à la description des tâches tels qu’ils ont été approuvés lors de la procédure d’autorisation initiale. Par conséquent, un nouvel employeur doit entamer sa propre procédure d’autorisation auprès du service cantonal de la population avant que le nouvel emploi puisse être pris.
Base juridique — art. 21, art. 22 et art. 33 LEI
Art. 21 LEI — Priorité aux travailleurs nationaux (libellé reproduit fidèlement) : Les ressortissants de pays tiers ne peuvent être autorisés à exercer une activité lucrative que s’il est prouvé qu’aucun travailleur approprié n’a pu être trouvé en Suisse ou dans un État de l’UE/AELE pour le poste en question. L’employeur doit documenter les efforts raisonnables déployés pour le recrutement de travailleurs nationaux ou de l’UE/AELE, notamment :
Publication de l’offre d’emploi auprès du service de placement compétent (ALV, RAV) pour une durée appropriée,
Annonces dans les plateformes d’emploi appropriées (généralement pendant plusieurs semaines),
Documentation des demandes reçues et des motifs de leur rejet.
Les services cantonaux compétents en matière de marché du travail ou les départements économiques examinent le respect du principe de priorité aux travailleurs nationaux. L’évaluation dépend de la pratique et peut varier en fonction du secteur, du domaine professionnel et de la région.
Art. 22 LEI — Conditions de travail et de rémunération: Le salaire offert doit être conforme aux usages locaux, professionnels et sectoriels. Les normes minimales des conventions collectives de travail (CCT), des contrats-types de travail (CCT) et de la pratique cantonale (par exemple, les enquêtes sur la structure des salaires, le calculateur Salarium de l’OFS) sont prises en compte. Un salaire trop bas entraîne le refus de la délivrance de l’autorisation, même si le principe de priorité aux travailleurs nationaux est respecté.
Art. 33 LEI — Autorisation de séjour: réglemente l’autorisation B, qui est une autorisation de séjour de principe limitée dans le temps (généralement d’un an, avec possibilité de prolongation) et qui autorise à exercer une activité lucrative. L’autorisation est liée à la finalité initialement approuvée (poste, employeur, domaine professionnel) ; tout changement substantiel entraîne une nouvelle obligation d’obtenir une autorisation.
Procédure en cas de changement d’employeur
Le nouvel employeur dépose une demande auprès du service cantonal de la population ou du service cantonal du marché du travail. Le formulaire varie selon le canton (portail en ligne, demande sur papier). Dans de nombreux cantons, la saisie des données s'effectue via la plateforme électronique de l'office cantonal du marché du travail.
Documents à joindre à la demande : généralement, description du poste, contrat de travail (projet), justificatif de salaire, documentation relative à la priorité aux travailleurs nationaux (confirmation du service RAV, annonces, aperçu des candidatures), justificatifs des qualifications de la personne, certificat de non-objection de l’employeur précédent (la pratique peut varier).
Vérification de la priorité aux travailleurs nationaux et de la conformité salariale par le service cantonal du marché du travail.
Vérification des quotas: Pour les autorisations soumises à un contingent (premières autorisations pour les ressortissants de pays tiers), il convient de vérifier si des places sont encore disponibles dans le cadre des quotas annuels fixés dans l’annexe 1 et 2 de l’OASA. VÉRIFIER: En cas de changement interne au sein de la même autorisation B (même employeur, nouveau poste dans la même entreprise) et en cas de changement d’emploi régulier sans modification du statut de séjour, la pratique cantonale ne prévoit pas de nouvelle affectation de quota ; en cas de changement d’employeur, la question des quotas dépend de la pratique cantonale spécifique.
Décision: Si l’évaluation est positive, le service cantonal de la population accorde l’autorisation de changement d’emploi et adapte l’autorisation en conséquence. En cas de décision négative, l’autorisation actuelle – qui se réfère à l’employeur initial – reste en vigueur ; le changement n’est pas autorisé du point de vue du droit de l’immigration.
Changement de domaine professionnel
Si un titulaire d’un permis B, ressortissant d’un pays tiers, ne change pas seulement d’employeur, mais aussi de domaine professionnel (par exemple, d’un spécialiste en informatique à un responsable marketing), le principe de priorité aux travailleurs nationaux est à nouveau examiné de manière approfondie. La délivrance du permis peut être refusée si l’autorité estime qu’il existe des travailleurs nationaux ou de l’UE/AELE qualifiés disponibles dans le nouveau domaine professionnel. L’examen des qualifications est également effectué en fonction du nouveau domaine professionnel, et le fait de ne pas posséder les qualifications requises ou que celles-ci ne soient pas reconnues peut entraîner un refus.
Nombres maximum / quotas
Les chiffres annuels maximum pour les autorisations pour ressortissants de pays tiers sont fixés dans l’annexe 1 de l’OASA (autorisations B pour ressortissants de pays tiers) et dans l’annexe 2 de l’OASA (séjours de courte durée pour la prestation de services). Ils sont fixés chaque année par le Conseil fédéral et répartis entre les cantons. En cas de contingents limités, un changement de poste peut être retardé, même si la priorité aux nationaux et le respect des conditions salariales sont garantis. VÉRIFIER : la situation actuelle des quotas par canton auprès du service cantonal de la population ou dans les statistiques trimestrielles de la SEM.
Durée de la procédure
La durée de la procédure pour un changement d’emploi avec vérification de la priorité aux travailleurs nationaux est, en pratique, de 4 à 12 semaines environ au niveau cantonal, en fonction de la complexité, du canton, du secteur et de la situation des quotas. VÉRIFIER : les délais de traitement actuels par canton. Dans certains cantons, des procédures accélérées existent pour les départs urgents (par exemple, via les services de promotion économique cantonaux tels que Zürich Wirtschaftsförderung, Greater Geneva Bern area, Basel Area Business & Innovation). Ces procédures accélèrent le traitement formel, mais pas l’examen de fond : la priorité aux travailleurs nationaux et la conformité salariale restent applicables. VÉRIFIER : les programmes d’accélération actuels par canton.
3 — Titulaires d’un permis C : changement d’emploi sans autorisation préalable
L’autorisation d’établissement C (LEI, art. 34) est d’une durée illimitée et n’est pas liée à un employeur spécifique, à un domaine professionnel ou à une activité particulière. Pour les titulaires d’une autorisation C :
Aucune autorisation de séjour n’est requise lors du changement d’employeur dans le cadre d’une activité salariée.
Aucune vérification de la priorité pour les ressortissants nationaux — la disposition de l’art. 21 LEI ne s’applique pas aux titulaires d’un permis C.
Aucune vérification du salaire conformément à l’art. 22 LEI n’est exigée comme condition préalable à l’octroi de l’autorisation – le salaire reste toutefois soumis aux normes minimales prévues par les conventions collectives et le droit du travail.
Les obligations demeurent :
Signaler un changement de domicile si un changement de lieu de travail entraîne un changement de domicile (obligation d’annonce au niveau cantonal).
En cas de passage à une activité indépendante : inscription auprès du service cantonal de la population et inscriptions commerciales (registre du commerce, reconnaissance de l’activité indépendante auprès de l’AVS). L’exercice d’une activité indépendante en tant que telle n’est pas soumis à autorisation pour les titulaires d’un permis C, tant que l’autorisation d’établissement est valable. Pour les personnes ayant le statut de travailleur indépendant de l’ALCP (C UE/AELE), les règles de l’ALCP relatives à l’activité indépendante s’appliquent en outre.
En cas de changement de canton de résidence: Obligation de s’annoncer dans le nouveau canton, le domicile cantonal est mis à jour sur la carte de séjour. Le statut C reste valable ; le changement de canton est purement déclaratif.
4 — Titulaires d’un permis L — changement d’employeur limité
L’autorisation de courte durée L (LEI, art. 32) est liée à un but précis et, en règle générale, elle est accordée pour un poste spécifique auprès d’un employeur spécifique, pour une durée limitée, généralement jusqu’à 12 mois (avec une possibilité de prolongation limitée). Un changement de poste pendant une autorisation L en cours est souvent impossible sans une nouvelle autorisation :
Pour les ressortissants de pays tiers détenant un permis L: tout changement d’employeur ou de domaine d’activité exige généralement une nouvelle évaluation de la demande de permis (priorité aux nationaux + conformité salariale + disponibilité des quotas). En pratique, cela équivaut à une nouvelle délivrance du permis L.
Pour les titulaires d’une autorisation de travail (ALCP) (citoyens de l’UE/AELE) : le changement d’emploi est autorisé dans le cadre de l’accord sur la libre circulation des personnes (ALCP), et s’accompagne souvent d’un changement de statut vers une autorisation de séjour B UE/AELE, si le nouveau poste est à durée indéterminée ou d’une durée d’au moins 12 mois.
Personnes en séjour de courte durée ayant commencé à travailler pendant une période allant jusqu'à 4 mois / 120 jours: Pour les séjours de courte durée inférieurs aux seuils soumis à l'obligation de déclaration (90 ou 120 jours selon les circonstances), la procédure de déclaration simplifiée EasyGov s'applique (travailleurs détachés de l'UE/AELE). Un changement de mission ou d'employeur au cours d'une année de déclaration est possible via EasyGov ; VÉRIFIER : les seuils et les exceptions sectorielles en vigueur (par exemple, les secteurs de la construction principale et secondaire, les services de sécurité soumis à des exigences plus strictes).
5 — Passage à une activité indépendante
Le passage d’une activité salariée à une activité indépendante est régi par des dispositions spécifiques en matière de droit de l’immigration :
Citoyen d’un État tiers (LEI, art. 19) : L’exercice d’une activité indépendante n’est autorisé que si (a) un intérêt économique existe pour cette activité, (b) les conditions financières et opérationnelles sont remplies (plan d’entreprise, capital propre, liquidités suffisantes), et (c) les exigences en matière de personnel sont respectées. Le service cantonal de la population examine le plan d’entreprise, sollicite éventuellement l’avis du service cantonal de promotion économique et délivre une autorisation adaptée. Le seuil de «l’intérêt économique» est élevé ; la simple reprise d’une activité ne suffit généralement pas.
Statut ALCP (B, C, L UE/AELE) : Passage à une activité indépendante conformément à l’art. 12 de l’annexe I de l’ALCP. La condition est le début effectif de l’activité indépendante et la preuve de la viabilité économique (généralement par la présentation des premiers justificatifs d’activité, l’inscription au registre du commerce et la reconnaissance auprès de l’AVS en tant que personne exerçant une activité indépendante). L’autorisation est modifiée pour devenir une autorisation de séjour pour personnes exerçant une activité indépendante dans le cadre de l’ALCP.
Titulaire d’un permis C (citoyen d’un État tiers) : Exercice d’une activité indépendante autorisé sans nouvelle vérification matérielle de l’autorisation, pour autant que l’autorisation d’établissement soit valable. Les inscriptions auprès du registre du commerce, de l’AVS et du service cantonal de la population doivent néanmoins être effectuées.
6 — Perte de l’emploi sans transition immédiate — Chômage
Si une période de chômage survient entre la résiliation de l’emploi précédent et le début d’un nouvel emploi, la situation ne constitue plus un simple changement d’emploi, mais touche les ensembles de normes relatives au chômage, aux droits à l’assurance chômage et à la perte du droit de séjour. Voir également : life-events/le_job_loss.md, qui traite de ce sujet de manière indépendante, en particulier les conséquences de l’art. 61a LEI (extinction du droit de séjour ALCP en cas de chômage prolongé) et de l’art. 62 LEI (révocation de l’autorisation de séjour en cas de perception permanente de l’aide sociale).
7 — Situation post-Brexit : Permis C pour les citoyens du Royaume-Uni
Les citoyens du Royaume-Uni qui ont justifié de leur séjour en Suisse avant la date d’entrée en vigueur de l’accord de retrait (Brexit) sont couverts par l’accord sur les droits des citoyens (UK Citizens' Rights Agreement, en vigueur depuis le 01.01.2021). Ils disposent d’une autorisation de séjour spéciale qui, en fonction de leur activité professionnelle, garantit une libre circulation similaire à celle de l’ALCP :
Changement de poste sans vérification de la priorité pour les ressortissants nationaux.
Obligation de s’annoncer dans les 8 jours, conformément à l’art. 9 de l’OASA.
Passage à une activité indépendante autorisée selon un modèle similaire à celui de l’ALCP.
Les ressortissants britanniques qui, après la date limite, séjournent pour la première fois en Suisse ou y exercent une activité lucrative sont considérés comme des ressortissants de pays tiers et sont soumis aux règles de la LEI relatives aux ressortissants de pays tiers (art. 21, 22 et 33 LEI ; quotas conformément à l’annexe 1 de l’OASA).
Lien croisé : bilaterals/bi_uk_post_brexit_citizens_rights.md traite en détail le régime spécial.
8 — Travailleurs frontaliers (permis G)
Les personnes détenant un permis G (travailleurs frontaliers) résident dans un pays voisin et travaillent en Suisse. Un changement d’emploi :
G UE/AELE: dans le cadre de l’ALCP, libre choix du lieu de travail dans toute la Suisse ; obligation de s’annoncer auprès du service cantonal de la population du nouveau lieu de travail dans les 8 jours.
G, ressortissant d’un pays tiers (rare, principalement dans les régions frontalières avec des accords spécifiques) : tout changement de lieu de travail est soumis à autorisation conformément aux règles de la LEI relatives aux ressortissants de pays tiers (priorité aux travailleurs nationaux, conformité salariale).
Lien croisé : permits/permit_g_frontalier.md.
9 — Rapport avec la révocation et l’extinction (art. 61a, 62, 63 LEI)
Un changement fréquent de lieu de travail ne constitue en soi pas un motif de révocation. Les éléments suivants augmentent toutefois le risque de révocation d’une autorisation :
perception continue d’une aide sociale (art. 62, al. e, LEI) — pour les autorisations B, il s’agit d’un motif de révocation, pour autant que l’aide soit d’une ampleur considérable.
Violation de l’obligation de collaborer (art. 90 LEI) — par exemple, lorsqu’un changement de lieu de travail n’est pas signalé aux autorités, alors qu’il existait une obligation de le faire.
Fausses déclarations dans le cadre de la procédure d’octroi de permis (art. 62, al. 1, let. a, LEI) — par exemple, si des informations incorrectes sont fournies concernant le poste, l’employeur ou le salaire lors d’une demande de changement d’employeur.
Lien croisé : life-events/le_expulsion_art62_63.md pour les dispositions relatives à la révocation et framework/fw_aig_vzae_glossary.md pour les définitions.
10 — Conséquences fiscales (bref aperçu, sans conseil)
Un changement d’emploi a généralement des conséquences fiscales, notamment :
Décompte de l’impôt à la source: Les titulaires de permis B de pays tiers et les titulaires d’une autorisation de séjour pour les personnes exerçant une activité indépendante (ALCP) qui se trouvent en dessous de certains seuils sont soumis à l’impôt à la source. En cas de changement d’employeur, le nouvel employeur est tenu de calculer correctement l’impôt à la source à partir du début de l’emploi. L’obligation de s’annoncer ou de se présenter existe selon le canton ; VÉRIFIER auprès du canton de résidence.
Changement de canton: Lorsqu’une personne change de canton de résidence, la compétence fiscale cantonale change proportionnellement en fonction du temps; l’administration fiscale cantonale du nouveau lieu de résidence en assume la responsabilité.
Hors champ d’application: SIP-v3 n’est pas un service de conseil fiscal. Les optimisations spécifiques de l’impôt à la source, les demandes de compléments et le choix des tarifs cantonaux relèvent de la compétence de l’administration fiscale cantonale ou d’un conseiller fiscal. Pour les références générales aux informations cantonales, veuillez consulter cantonal/ca_*.md.
11 — Conséquences en matière d’assurance sociale (résumé)
AVS/AI/APG: L’obligation de cotiser se poursuit sans interruption lors d’un changement d’employeur ; le nouvel employeur déclare la personne auprès de sa caisse de compensation dès sa prise de fonction. En cas d’interruption entre les emplois (chômage), l’annonce à l’assurance chômage devient pertinente.
Assurance vieillesse et survivants (AVS/2e pilier) : Chaque fois qu’un employé change d’emploi, le crédit de libre passage de la caisse de pension précédente doit être transféré à la nouvelle caisse de pension. En cas d’interruption d’emploi sans reprise immédiate, le crédit est placé sur un compte de libre passage ou dans une police de libre passage.
Assurance maladie (LKV) : L’obligation d’assurance maladie (LKV) demeure indépendamment de l’employeur ; elle est personnelle et non liée à l’employeur.
Assurance accidents (LAA) : le nouvel employeur déclare la personne auprès de son assurance LAA lors de son entrée en fonction ; en cas d’interruption, la couverture d’assurance du régime précédent est maintenue pendant un maximum de 31 jours, après quoi une assurance de transition peut être souscrite.
12 — Situations pratiques
Début de l’activité professionnelle avant l’octroi de l’autorisation – généralement inadmissible.
Les titulaires d’un permis B de pays tiers ne sont pas autorisés à prendre leur nouveau poste avant que l’office cantonal de la population n’ait approuvé le changement d’emploi. L’article 11 de la LEI exige en principe une autorisation préalable pour l’exercice d’une activité lucrative. Le commencement d’une activité sans autorisation est problématique sur le plan du droit du travail et du droit des étrangers et peut entraîner des conséquences tant pour l’employeur (amendes, voire des conséquences pénales) que pour la personne concernée (conséquences relatives à l’autorisation, révocation).
Les personnes titulaires d’une autorisation FZA peuvent prendre leur nouveau poste, à condition que la déclaration dans les 8 jours ait été effectuée.
Résiliation d’abord, puis demande – ou l’inverse ?
La question de savoir si l’ancien emploi doit être résilié avant ou seulement après le dépôt de la demande pour le nouvel emploi dépend fortement des circonstances de chaque cas et concerne simultanément les risques en matière de droit du travail, de droit de l’immigration et de finances personnelles.
Hors champ d’application: La SIP-v3 ne donne aucune recommandation concernant le délai entre le prononcé du licenciement et le dépôt de la demande. Cette décision est spécifique à chaque canton (durée du traitement), à chaque employeur (délais de préavis) et à chaque personne (tolérance au risque). En cas de doute, il convient de contacter l’autorité cantonale compétente en matière de migrations ou de consulter un avocat.
Mutation au sein d’un groupe / transfert interne
Lors d’une mutation interne au sein du même employeur (même employeur, nouvelle fonction), une nouvelle évaluation complète de l’autorisation n’est généralement pas nécessaire. Toutefois, en cas de modification substantielle (autre domaine professionnel, autre canton, autre échelon salarial), un ajustement de l’autorisation peut s’avérer nécessaire. En cas de changement au sein du même groupe d’entreprises entre différentes entités juridiques suisses (par exemple, filiales), la pleine obligation d’autorisation s’applique généralement. VÉRIFIEZ la situation spécifique.
13 — Aperçu des pratiques cantonales (voir cantonal/ca_*.md)
Canton
Remarques
Zurich
Contrôle strict de la priorité aux travailleurs nationaux dans les secteurs réglementés ; procédure accélérée via la promotion du développement économique de Zurich
Berne
Traitement relativement rapide, liste claire des exigences
Vaud
Pratique modérée ; dans les secteurs de la technologie et de la pharmacie, la région Greater Geneva Bern est souvent impliquée
Genève
Contrôle strict de la conformité salariale, comparaisons régulières des CCT/CCN
Bâle-Ville
Le cluster pharmaceutique est favorisé ; la région de Bâle soutient les demandes économiques
Tessin
Pratique autonome ; spécificités de la région italophone
Ce que le SIP ne couvre pas (limites de la couverture)
Aucun conseil stratégique visant à contourner ou à optimiser le principe de priorité aux travailleurs nationaux. La disposition de l’art. 21 LEI fait partie de l’ordre juridique et son contenu est examiné par l’autorité cantonale compétente en matière de marché du travail.
Aucune recommandation concernant le moment opportun entre la résiliation du contrat et le dépôt de la demande (voir ci-dessus).
Pas de conseils fiscaux concernant le décompte de l’impôt à la source, le choix du barème cantonal ou les demandes de corrections.
Aucune évaluation des chances individuelles d’emploi dans le nouveau domaine professionnel ou en cas de quotas limités.
Aucune représentation auprès des autorités chargées des migrations, des autorités chargées du marché du travail ou de l’administration fiscale.
Aucun conseil en droit du travail concernant le délai de préavis, le contenu d’un certificat de travail provisoire ou une clause de non-concurrence.
Der Ausländervorzug ist ein in der Schweiz bestehendes Arbeitsmarktprinzip, das besagt, dass bei der Einstellung von Arbeitnehmern Schweizer Bürger oder Personen mit einer Niederlassungsbewilligung C vor ausländischen Arbeitnehmern bevorzugt werden müssen, wenn diese gleich qualifiziert sind.
Rechtsgrundlage
Die Rechtsgrundlage für den Ausländervorzug ist in Artikel 11 des Ausländer- und Integrationsgesetzes (AIG) bzw. der Verordnung über die Arbeitsbedingungen (VArb) geregelt.
Anwendungsbereich
Der Ausländervorzug gilt für alle Arten von Arbeitsverhältnissen, einschliesslich Teilzeitarbeit und befristeten Arbeitsverträgen. Er findet Anwendung, wenn ein Arbeitgeber eine Stelle besetzen möchte und gleichzeitig einen Schweizer Bürger oder eine Person mit einer Niederlassungsbewilligung C und einen ausländischen Arbeitnehmer in Betracht zieht, die gleich qualifiziert sind.
Ausnahmen
Es gibt einige Ausnahmen vom Ausländervorzug. So dürfen beispielsweise hochqualifizierte Fachkräfte aus dem Ausland eingestellt werden, wenn keine geeigneten Schweizer Bürger oder Personen mit einer Niederlassungsbewilligung C zur Verfügung stehen. Auch bei der Besetzung von Schlüsselpositionen in Unternehmen dürfen ausländische Arbeitnehmer bevorzugt werden, wenn dies im Interesse des Unternehmens liegt.
Kontrolle
Die Einhaltung des Ausländervorzugs wird durch die kantonalen Arbeitsämter kontrolliert. Bei Verstössen können BuSsen verhängt werden.
Kritik
Der Ausländervorzug ist in der Schweiz umstritten. Befürworter argumentieren, dass er dazu beiträgt, die Arbeitsplätze der Schweizer Bevölkerung zu sichern. Kritiker bemängeln, dass er zu einer Diskriminierung ausländischer Arbeitnehmer führt und die internationale Wettbewerbsfähigkeit der Schweizer Wirtschaft beeinträchtigt.
Siehe auch
Arbeitsmarkt
Ausländer- und Integrationsgesetz (AIG)
Verordnung über die Arbeitsbedingungen (VArb)
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Dernière mise à jour : 18.05.2026 — Première version rédigée par l’IA, signée par le CONSEILLER JURIDIQUE SENIOR conformément à ADR-020. En attente d’examen et d’approbation par l’avocat(e) responsable conformément à ADR-016. Les informations pratiques marquées par « VERIFY » doivent être validées par rapport aux sources actuelles du SEM et des cantons avant leur publication.