Protection des droits acquis des ressortissants britanniques après le Brexit.
Dernière vérification
03.06.2026
Loi en vigueur au
01.01.2021 (Citizens'' Rights Agreement in Kraft); current consolidation 2024
Articles de loi
5 référencés
Temps de lecture
33 min
État au: 01.06.2026 · Instantané
Accord sur les droits des citoyens britanniques — Maintien des droits acquis et régime des permis pour les ressortissants britanniques en Suisse après le Brexit
Questions fréquentes
3 réponses sur ce thème.
Questions concrètes fréquemment posées autour de Royaume-Uni — Droits des citoyens.
Toute personne qui résidait déjà en Suisse au 31 décembre 2020 est protégée par l'accord sur les droits des citoyens (Citizens' Rights Agreement, CRA). Les permis existants restent valables et les droits découlant du FZA (droit de séjour, droit d'exercer une activité lucrative, droit au regroupement familial) sont maintenus pour ce groupe de personnes. Les nouvelles entrées en provenance du Royaume-Uni depuis 2021 sont soumises au régime applicable aux ressortissants de pays tiers.
Articles de loi
5 articles de loi, chacun directement lié.
01Vérifié: Niveau A · Info
Citizens'' Rights Agreement Schweiz-UK (SR 0.142.113.672) — VERIFY exact ELI URI
: en vigueur depuis le 1er janvier 2021 ; il tient compte des directives du SEM et de la pratique cantonale jusqu'à la phase de consolidation 2024, ainsi que des cycles de renouvellement en cours pour la période 2026-2031.
Statut
: Projet rédigé par une IA, en attente d'examen par l'avocat(e) responsable (CLR — Lawyer-of-Record).
Cet article explique la situation juridique relative au droit des migrations des ressortissants britanniques en Suisse après le retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne. Avec la suppression de l’accord sur la libre circulation des personnes (ALCP) pour les ressortissants britanniques à partir du 1er janvier 2021, une réglementation à deux volets a été mise en place : d’une part, un régime de protection des droits acquis pour les personnes résidant en Suisse avant la date limite, et d’autre part, un régime applicable aux ressortissants de pays tiers pour les nouveaux arrivants après le Brexit. Les premiers cycles de renouvellement des permis délivrés dans le cadre du régime de protection des droits acquis débuteront en 2026, ce qui crée un besoin urgent de conseils pour environ 50 000 à 70 000 personnes concernées.
1. Aperçu — Ce que le Brexit signifie pour les ressortissants britanniques en Suisse
Le Royaume-Uni a quitté l’Union européenne le 31 janvier 2020. Pendant la période de transition prévue par l’accord de retrait entre le Royaume-Uni et l’UE, jusqu’au 31 décembre 2020, le droit de l’UE – et donc également l’ALCP entre la Suisse et l’UE – continuait de s’appliquer aux ressortissants britanniques. À l’expiration de la période de transition, le 1er janvier 2021, le Royaume-Uni a cessé de faire partie de l’ALCP.
Afin de protéger les droits acquis des ressortissants britanniques déjà résidant en Suisse – et, de manière analogue, les droits des ressortissants suisses résidant au Royaume-Uni – la Suisse et le Royaume-Uni ont signé, le 25 février 2019, l’accord sur les droits des citoyens suite au retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne et à la fin de l’accord sur la libre circulation des personnes. Il est désigné de manière abrégée sous le nom d’accord sur les droits des citoyens Suisse-Royaume-Uni (CRA), d’accord sur les droits acquis ou d’accord de retrait sur les droits des citoyens (Recueil systématique du droit fédéral : SR 0.142.113.672 – l’ELI-URI exacte doit être vérifiée avant une utilisation effective).
Le CRA est entré en vigueur en même temps que l’exclusion définitive du Royaume-Uni de l’ALCP, le 1er janvier 2021. Sur le plan matériel, il s’agit d’un accord de protection des droits acquis : il fixe le statut juridique applicable à un groupe de personnes clairement défini (date de référence : 31 décembre 2020) pour la période de l’ALCP précédente, tandis que pour tous les ressortissants britanniques entrant après cette date, le régime ordinaire applicable aux ressortissants de pays tiers en vertu de la LEI (RS 142.20) s’applique.
Pour la classification dans le droit suisse de l’immigration, il est essentiel de connaître le concept de base de l’ALCP et de ses différents types de permis. Une présentation systématique s’y trouve dans framework/fw_fza_vfp_glossary.md; les réglementations de la LEI pour les ressortissants de pays tiers sont traitées dans framework/fw_aig_vzae_glossary.md et permits/permit_b_resident.md (section ressortissants de pays tiers).
2. Accord sur les droits des citoyens — Principales dispositions
Le CRA reprend essentiellement l’architecture de l’ALCP pour un groupe de personnes dont la situation est figée. Les principales dispositions peuvent être résumées comme suit :
Champ d’application personnel: Citoyens britanniques (et leurs membres de famille, cf. section 6) qui résidaient en Suisse en application de l’ALCP avant le 31 décembre 2020. L’accord couvre également, de manière symétrique, les citoyens suisses qui résidaient au Royaume-Uni avant la date limite, mais le présent document se concentre sur l’application du côté suisse.
Portée matérielle: Droit du séjour, droit à l’activité lucrative (salariée et indépendante), regroupement familial, coordination de la sécurité sociale, reconnaissance des qualifications professionnelles.
Nouveau type de permis : les personnes qui bénéficient de la protection prévue par l’accord sur le retrait (CRA) reçoivent le permis Ci UE-WA (pour Withdrawal Agreement ou UK-WA, selon la désignation utilisée dans la pratique cantonale – voir section 4). Ce permis est juridiquement et visuellement distinct du permis FZA UE/AELE existant.
Principe de traitement égal: Dans le champ d’application personnel du CRA, les mêmes principes s’appliquent que dans le cadre de l’ALCP : traitement des nationaux en ce qui concerne les conditions de vie, d’emploi et de travail, pas de préférence pour les nationaux, pas de quotas.
Durée de la protection des droits acquis : le droit de séjour n’est pas limité dans le temps. Les cartes d’autorisation doivent toutefois être renouvelées périodiquement (voir la section 5 sur le cycle de renouvellement 2026-2031).
Il est important de respecter la logique stricte des dates limites : toute personne qui résidait en Suisse avant le 1er janvier 2021 et qui était titulaire d’une autorisation de séjour temporaire (ou en avait fait la demande et s’est vu accorder cette autorisation pendant la période de transition) fait partie du groupe de personnes bénéficiant d’une protection spéciale. Toute personne qui prend sa résidence en Suisse le 1er janvier 2021 ou après cette date est entièrement soumise au régime applicable aux ressortissants de pays tiers en vertu de la LEI.
3. Les trois catégories de ressortissants britanniques après le Brexit
La réglementation à deux volets donne lieu, dans la pratique consultative, à trois catégories principales, dont la situation juridique et la logique procédurale diffèrent fondamentalement.
3.1 Résidents ayant séjourné au Royaume-Uni avant le Brexit et bénéficiant de l’accord de retrait de l’UE
Les personnes qui avaient établi leur résidence en Suisse avant le 31.12.2020 et qui étaient titulaires d’une autorisation ALCP (généralement B UE/AELE, C UE/AELE, L UE/AELE ou G UE/AELE) conservent leurs droits en vertu de l’accord sur la libre circulation des personnes. Elles bénéficient de ce qui suit :
Soit un permis Ci UE/AELE (nouveau type de permis, délivré à partir de janvier 2021), soit, selon la mise en œuvre cantonale, la poursuite de la validité de la carte UE/AELE existante avec une mention relative à l’accord de retrait.
En pratique, une migration des cartes vers le nouveau type Ci UE-WA s’est imposée au cours de la période 2021-2023, sans que des droits matériels ne soient perdus. Une vérification de la pratique actuelle en 2026, avant la mise en ligne de cet article, est nécessaire, car la mise en œuvre cantonale (en particulier à Genève, Zurich et Vaud, qui comptent une proportion plus élevée de citoyens britanniques) a évolué différemment.
Les droits découlant du CRA comprennent :
Droit du séjour en Suisse.
Droit d’exercer une activité lucrative sans préférence pour les ressortissants nationaux, sans contingent, sans contrôle de la conformité salariale au sens de la LEI.
Regroupement familial dans la logique large de l’annexe I, art. 3, de l’accord sur la libre circulation des personnes (ALCP) (cf. section 6).
Coordination en matière de sécurité sociale par le biais des règlements de l’UE 883/2004 et 987/2009 repris dans l’accord sur la libre circulation des personnes (ALCP) (cf. section 11).
Reconnaissance des qualifications professionnelles en application de la directive 2005/36/CE du Parlement européen et du Conseil (voir section 12).
Distinction claire entre le permis Ci de l’accord sur la libre circulation et le permis Ci du droit d’asile: La lettre du permis Ci apparaît dans le droit suisse de l’immigration dans deux régimes juridiques totalement différents :
Ci EU-WA — Accord de retrait de l’UE, carte de séjour Ci au sens du CRA (objet du présent article) ; base juridique : CRA en conjonction avec l’AIG applicable par analogie ; concerne les ressortissants britanniques résidant au Royaume-Uni avant le Brexit.
Ci-IO — Membre de la famille d’un employé d’une organisation internationale ; base juridique : loi sur le statut des fonctionnaires des organisations internationales (LFOI, RS 192.12) et ordonnance sur le statut des fonctionnaires des organisations internationales (OFOI, RS 192.121) ; concerne les membres de la famille des employés diplomatiques et des organisations internationales, quelle que soit leur nationalité (cf. permits/permit_ci_io_dependents.md).
Les deux types de permis C ne doivent jamais être confondus dans la pratique du conseil et dans les classifications de bases de données. Ils présentent des mécanismes de renouvellement, des droits d’acquisition, des règles de regroupement familial et des voies de recours différents.
3.2 Nouveaux arrivants après le Brexit (entrée à partir du 1er janvier 2021)
Les ressortissants britanniques qui prennent leur résidence en Suisse pour la première fois à partir du 1er janvier 2021 sont soumis à l’ensemble des dispositions de la LEI relatives aux ressortissants de pays tiers. Concrètement, cela signifie ce qui suit :
Priorité aux travailleurs nationaux conformément à l’art. 21 LEI : l’employeur doit prouver qu’il n’existe pas de personne sur le marché du travail national (citoyens suisses, citoyens de l’UE/AELE, ressortissants de pays tiers résidant en Suisse et ayant accès au marché du travail) qui serait disponible pour le poste.
Obligation de contingence: Le Conseil fédéral fixe chaque année les contingents pour les premières autorisations de séjour pour les ressortissants de pays tiers (art. 20 LEI; règlement d’application détaillé de l’OASA).
Exigences en matière de qualifications : les premiers permis de séjour pour activité lucrative exigent généralement une activité qualifiée (diplôme d’enseignement supérieur ou formation équivalente ainsi qu’une expérience professionnelle), art. 23 LEI.
Conformité aux conditions salariales et de travail: Les conditions salariales et de travail habituelles du lieu, du métier et du secteur doivent être respectées (art. 22 LEI).
Regroupement familial en vertu des art. 43 et 44 de la LEI: le cercle de personnes concernées est plus restreint que dans le cadre de l’ALCP (en particulier, les parents et grands-parents ne sont pas concernés ; les enfants majeurs ne le sont que dans des cas exceptionnels — cf. permits/permit_b_resident.md, section « Nationaux de pays tiers »).
Important en pratique : depuis le Brexit, les ressortissants britanniques sont soumis à la même logique de demande que les ressortissants américains, canadiens, australiens ou indiens. Le seuil des contingents et de la priorité aux travailleurs nationaux, qui est souvent difficile à franchir pour leur propre employeur, a entraîné, dans la pratique quotidienne du conseil, en particulier dans les pôles technologiques de Zurich et de Genève ainsi que dans le secteur des services financiers, des efforts considérables pour les mutations et les nouvelles embauches de spécialistes britanniques au sein des entreprises.
3.3 Résidents ayant vécu au Royaume-Uni avant le Brexit, ayant interrompu leur séjour et étant revenus en 2021.
Une situation juridique complexe concerne les ressortissants britanniques qui, bien qu'ils aient résidé en Suisse avant le 31.12.2020, ont quitté le pays avant cette date (retour au Royaume-Uni en 2018, 2019 ou au cours de l’année 2020) et souhaitent entrer à nouveau en Suisse après le 1er janvier 2021.
L’application du CRA dépend, dans les détails, de ce qui suit :
S’il existait un droit de séjour continu au sens de l’ALCP à la date déterminante (c’est-à-dire si la personne quittant le territoire avait l’intention de revenir et avait donc conservé son droit de séjour, conformément à l’annexe I, art. 6 et suivants de l’ALCP, en particulier la règle relative à une absence de six mois, prévue à l’annexe I, art. 6, al. 5).
Si l’absence à l’étranger, qui a interrompu la validité de l’autorisation, a entraîné sa caducité au sens de l’ALCP.
La question est très spécifique à chaque cas et ne doit pas être traitée dans le cadre d'un portail en libre-service dans la pratique du conseil : une vérification détaillée par un avocat spécialisé en droit des migrations, disposant d'une expertise en matière d'ALCP et de registre cantonal des avocats, est nécessaire. La pratique cantonale n'est pas uniforme partout ; les directives du SEM relatives au traitement de ces situations particulières doivent être vérifiées avant leur application.
4. Permis Ci Accord sur la libre circulation des personnes — Contenu, durée de validité, prolongation
Le permis Ci UE-ALCP a été introduit en janvier 2021 pour les ressortissants britanniques éligibles au régime du CRA. Ses principales caractéristiques sont les suivantes :
Durée de validité: généralement 5 ans pour les personnes ayant un statut équivalent au permis B ; illimitée pour les personnes ayant un statut équivalent au permis C (analogiquement à l’ALCP C UE/AELE), la carte devant toutefois être renouvelée tous les 5 ans.
Droit du travail: plein, sans préférence pour les travailleurs nationaux ni contingent, dans tout le domaine d’activité (travail salarié et indépendant).
Portée géographique: l’ensemble de la Suisse, possibilité de changer de lieu de résidence entre les cantons sans qu’une nouvelle autorisation ne soit nécessaire (mobilité intercantonale analogue à l’ALCP).
Regroupement familial: selon les règles de la CRA (cf. section 6).
Droit de voyager: pour le retour en Suisse, les dispositions habituelles s'appliquent ; en cas de séjour prolongé à l’étranger, il existe un risque de perte du permis (cf. section 10).
La désignation exacte figurant sur la carte (Ci UE-WA par opposition à Ci Royaume-Uni-WA ou à d’autres mentions) n’a pas été entièrement uniforme entre 2021 et 2024, en fonction de la mise en œuvre cantonale. Sur le plan matériel, il n’existe toutefois aucune différence ; ce qui compte, c’est l’appartenance au régime de protection du CRA, et non la désignation exacte figurant sur la carte. Il est nécessaire de vérifier la pratique en vigueur en 2026 avant la mise en ligne.
5. Cycle de renouvellement 2026-2031
La protection acquise en vertu du CRA est matérielle et permanente, mais les cartes doivent être renouvelées périodiquement. Étant donné que les premières cartes de séjour UE/Espace économique européen ont été émises à partir de janvier 2021, le premier cycle de renouvellement généralisé s’étendra des années 2026 à 2031, avec un rythme de renouvellement typique de 5 ans.
Nombre estimé de personnes concernées : environ 50 000 à 70 000 citoyens britanniques ayant un statut antérieur au Brexit vivent actuellement en Suisse. (Source : statistiques de la population de l’Office fédéral de la statistique [OFS] et statistiques des étrangers du SEM ; les chiffres exacts doivent être vérifiés en fonction de l’échantillon et de la date de référence.)
Logique procédurale applicable :
Le service cantonal de la population informe généralement la personne concernée, deux à trois mois avant l’expiration de sa carte, de la procédure de renouvellement.
Le renouvellement n’est pas une nouvelle décision relative au séjour : il vérifie simplement si les droits acquis en vertu de l’accord sur la libre circulation des personnes (ALCP) sont toujours garantis (en particulier, si la personne concernée n’a pas transféré de manière permanente son domicile hors de la Suisse).
Le renouvellement habituel s’effectue sur présentation d’une pièce d’identité en cours de validité, d’une preuve de domicile et, le cas échéant, d’autres justificatifs (preuve d’activité professionnelle ou de séjour).
Risques liés au renouvellement :
Absence prolongée à l’étranger : en cas d’absence ininterrompue de plus de 6 mois (par analogie avec l’annexe I, art. 6, al. 5, de l’ALCP ainsi que l’art. 61, al. 2, de la LEI pour le statut équivalent C), le droit acquis risque de s’éteindre. Des exceptions existent pour les interruptions de séjour clairement justifiées (maladie, grossesse, mission à durée déterminée, formation à l’étranger).
Adresses incohérentes: les changements d’adresse non signalés entre les cantons peuvent entraîner des questions lors du renouvellement.
Perception d’une aide sociale: pour le statut équivalent C, la perception d’une aide sociale accrue et permanente constitue un motif de révocation potentiel (par analogie avec la révocation d’une autorisation C selon l’art. 63 LEI). Pour le statut de travailleur équivalent B, la perception d’une aide sociale n’est en principe pas un motif de révocation automatique, pour autant que la qualité de travailleur au sens de l’ALCP soit maintenue.
La pratique du SEM concernant les décisions de renouvellement à venir à partir de 2026 doit être vérifiée avant d’utiliser les informations contenues dans le présent document : au stade actuel du projet, il n’y a pas encore eu de vagues de renouvellement complètes, et les services cantonaux de la population pourraient adopter une approche plus restrictive lors de la première vague de renouvellement que ce que la logique du CRA impliquerait strictement.
6. Regroupement familial pour les personnes ayant résidé au Royaume-Uni avant le Brexit (CRA, art. 10 et suivants, annexe I de l’ALCP, par analogie)
Pour les ressortissants britanniques bénéficiant du CRA, le regroupement familial est régi par les règles élargies de l’annexe I, art. 3 de l’ALCP, qui ont été reprises de manière matérielle par le CRA pour la catégorie de personnes protégées. Plus précisément :
Conjoints et partenaires enregistrés: admissibles au regroupement familial, quelle que soit leur nationalité.
Descendants de moins de 21 ans ou descendants majeurs à charge : peuvent faire l’objet d’un regroupement familial.
Ascendants (parents, grands-parents) : peuvent faire l’objet d’un regroupement familial, pour autant qu’ils soient à charge.
Familiensangehörige aus Drittstaaten: Das abgeleitete Aufenthaltsrecht gilt unabhängig von der Staatsangehörigkeit. Eine Person aus dem Vereinigten Königreich vor dem Brexit mit einer US-amerikanischen Ehefrau kann diese im Rahmen der CRA-Regeln für den Familiennachzug in die Schweiz nachziehen, ohne dass die Ehefrau zuvor jemals in einem EU-/EFTA-Staat oder im Vereinigten Königreich gelebt haben muss.
Droit de travail indépendant des membres de la famille regroupés: application par analogie de l’art. 3, al. 5, de l’annexe I de la FZA.
Important : cette logique élargie du regroupement familial ne s’applique que aux ressortissants britanniques ayant droit au régime de retrait du Royaume-Uni et résidant au Royaume-Uni avant le Brexit. Les nouveaux arrivants après le Brexit (catégorie 3.2) sont entièrement soumis aux règles plus strictes du regroupement familial de la LEI, conformément aux articles 43 et 44 de la LEI.
Conditions matérielles analogues à celles de l’ALCP : logement adéquat, absence de dépendance à l’aide sociale, absence de révocation pour violation de l’ordre public.
7. Naturalisation des ressortissants britanniques
Clarification importante sur le plan systématique : le CRA ne réglemente pas l’acquisition de la nationalité suisse. La naturalisation des ressortissants britanniques est entièrement régie par la loi sur la nationalité suisse (BüG, RS 141.0) et est soumise aux mêmes conditions que celles applicables à tous les ressortissants de pays tiers. La protection acquise par le CRA ne crée pas de situation privilégiée en matière de naturalisation.
Concrètement, cela signifie que :
Naturalisation ordinaire: 10 ans de résidence en Suisse (art. 9 LN), dont au moins 3 des 5 dernières années précédant le dépôt de la demande. Les années comprises entre le 8e et le 18e anniversaire sont comptées double (art. 9 al. 2 LN). Les conditions suivantes doivent en outre être remplies : intégration réussie (art. 11 LN), connaissance des réalités suisses (art. 11 let. b LN) et absence de menace pour la sécurité intérieure ou extérieure (art. 11 let. c LN).
Naturalisation facilitée pour les conjoints de citoyens suisses: 5 ans de résidence en Suisse + 3 ans de mariage (art. 21, al. 1, LN); ou 6 ans de mariage en cas de résidence à l’étranger (art. 21, al. 2, LN).
Conditions substantielles (niveau de compétences linguistiques A2/B1 à l’oral, tests écrits, extrait du casier judiciaire, conformité fiscale, conformité en matière d’entretien des enfants) : identiques à celles applicables à tous les ressortissants de pays tiers.
Une présentation systématique de la procédure de naturalisation et des conditions requises se trouve dans framework/fw_bug_2018_glossary.md et dans permits/permit_naturalisation_paths.md.
8. Cas particuliers
8.1 Citoyens britanniques et suisses : personnes détenant la double nationalité
Les personnes de nationalité suisse et britannique sont, du point de vue du droit des migrations, considérées comme des citoyens suisses – elles n’ont pas besoin d’une autorisation en matière de droit des étrangers. Le Brexit n’a eu aucune incidence sur leur situation en Suisse. (Leur situation au Royaume-Uni ou dans l’UE est une question distincte qui ne relève pas du droit suisse des migrations.)
8.2 Citoyens britanniques ne disposant pas d’un passeport britannique valide
La nationalité britannique existe indépendamment de la possession d’un passeport. Les personnes dont le passeport britannique est expiré ou n’a jamais été délivré conservent la nationalité britannique, dans la mesure où elle peut être prouvée par d’autres moyens (acte de naissance, certificat de naturalisation, lettre de confirmation du ministère britannique de l’Intérieur, etc.). Pour l’application de l’accord sur les citoyens britanniques, le statut de nationalité à la date du 31.12.2020 est déterminant, et non le statut du passeport. Il est recommandé de vérifier la pratique du SEM en cas de documents d’identité incomplets.
8.3 Les membres du personnel diplomatique britannique et leurs familles
Les ressortissants britanniques qui travaillent en Suisse en tant qu’employés d’une ambassade, d’un consulat ou d’une organisation internationale sont principalement soumis à la loi sur les missions diplomatiques et les organisations internationales (LMDIO, RS 192.12) et à l’ordonnance sur les missions diplomatiques et les organisations internationales (OMDIO, RS 192.121) — et donc au régime de la carte de légitimation du DFAE et, le cas échéant, au permis Ci-IO pour les personnes à charge. Cette situation n’est pas concernée par l’accord sur la libre circulation des personnes (ALCP). La réglementation détaillée se trouve dans permits/permit_ci_io_dependents.md.
Lors du passage du régime GSG au droit ordinaire des migrations (par exemple, après la fin de la mission diplomatique, en cas de changement de conjoint vers une activité professionnelle ordinaire), la question de l’application de la CRA doit être examinée au cas par cas, notamment pour déterminer si la personne concernée disposait déjà, à la date du 31.12.2020, d’un permis FZA ordinaire (en parallèle ou en amont du séjour diplomatique).
8.4 Gibraltar, territoires britanniques d’outre-mer et dépendances de la Couronne
Gibraltar est un territoire britannique d’outre-mer doté d’un statut politique propre. L’application du CRA aux citoyens de Gibraltar est une question complexe :
Les personnes de nationalité britannique ou citoyen des territoires britanniques d’outre-mer (Gibraltar) sont, en principe, considérées comme des ressortissants britanniques au sens du CRA.
Les personnes détenant d’autres formes de nationalité britannique (citoyens des territoires britanniques d’outre-mer, citoyens britanniques d’outre-mer, sujets britanniques sans droit de résidence, citoyens britanniques (d’outre-mer) de Hong Kong, personnes protégées par la Grande-Bretagne) ne sont pas automatiquement couvertes par le CRA ; son champ d’application est limité aux citoyens britanniques au sens strict.
L’étendue exacte du CRA en ce qui concerne les différentes catégories de nationalité britannique est une question de détail et doit être vérifiée avant toute utilisation de ces informations (instructions du SEM et, le cas échéant, consultation auprès du Foreign, Commonwealth and Development Office britannique, FCDO).
Dépendances de la Couronne (Île de Man, Jersey, Guernesey) entretiennent des relations particulières avec le Royaume-Uni et l’UE. Les personnes qui possèdent uniquement la nationalité d’une dépendance de la Couronne (sans autre statut de nationalité britannique) ne sont généralement pas soumises au CRA. Une vérification au cas par cas est également nécessaire ici.
9. Procédure de renouvellement de l’autorisation de séjour UE/ALE.
Le déroulement typique de la procédure de renouvellement d’une autorisation C UE/ALE se divise en quatre étapes :
Étape 1 — Information préliminaire : le service cantonal de la population informe généralement la personne concernée deux à trois mois avant l’expiration de sa carte. Dans certains cantons, l’information est communiquée par courrier, dans d’autres par e-mail ou via un portail électronique. Si une personne n’a reçu aucune information, elle doit se renseigner auprès du service de la population ; l’obligation de renouveler incombe à la personne concernée, et non à l’autorité.
Étape 2 — Dépôt de la demande : La demande de prolongation est déposée auprès du service cantonal de la population. En général, les documents suivants doivent y être joints :
passeport britannique en cours de validité (copie ou présentation de l’original) ;
ancienne carte de séjour UE/AEG (formulaire de retrait) ;
Confirmation d’adresse du service du contrôle des habitants de la commune de résidence ;
pour les personnes exerçant une activité professionnelle : attestation de travail récente ou extrait du registre du commerce pour les indépendants ;
pour les personnes sans activité lucrative : preuve de la possession de moyens financiers suffisants et d’une assurance maladie.
Étape 3 — Examen par les autorités compétentes : le service de la population examine si les conditions de la LCP sont toujours remplies. L’accent est mis sur la continuité du séjour, c’est-à-dire si la personne concernée n’a pas définitivement transféré son domicile hors de la Suisse. Dans la majorité des cas de renouvellement, l’examen est formel et aboutit à une décision favorable.
Étape 4 — Délivrance de la carte: La nouvelle carte de séjour UE de type B est délivrée pour une durée de validité de 5 ans. Dans le cas d’une situation équivalente à une autorisation C, le renouvellement peut prendre la forme d’un simple renouvellement de carte, sans que le droit de séjour ne soit limité dans le temps.
Les frais exacts et les délais de traitement varient d’un canton à l’autre. Hors du champ d’application: Une prévision individuelle de la classification des permis (par exemple, permis UE-ALE par rapport à un permis B pour ressortissant d’un pays tiers après l’expiration de la protection accordée en vertu de l’accord sur la libre circulation des personnes) ne relève pas de l’auto-évaluation SIP et nécessite une analyse au cas par cas par un(e) avocat(e) spécialisé(e) en droit des migrations.
10. Perte du permis en cas de retour au Royaume-Uni ou de séjour prolongé à l’étranger
Une question essentielle en matière de gestion des risques dans la pratique du conseil : que se passe-t-il avec la protection des droits acquis en vertu du CRA si la personne concernée quitte la Suisse pour une période prolongée ?
L’application par analogie de l’annexe I, art. 6, al. 5, de la FZA et des dispositions pertinentes de la LEI (art. 61 LEI) donne les résultats suivants :
Les séjours à l’étranger d’une durée maximale de 6 mois ne posent en principe aucun problème, pour autant que le lien de résidence avec la Suisse soit maintenu (par exemple, maintien du domicile, inscription continue en Suisse, etc.).
Les séjours à l’étranger d’une durée comprise entre 6 et 24 mois ne sont considérés comme sans incidence que si une demande écrite de maintien de l’autorisation a été déposée et approuvée auprès du service cantonal de la population avant le départ à l’étranger (par analogie avec l’art. 61, al. 2, LEI).
Les séjours à l’étranger de plus de 24 mois entraînent généralement la perte de validité de l’autorisation.
En cas de perte de la protection du droit de séjour pour cause d’absence prolongée, le régime AIG applicable aux ressortissants de pays tiers s’applique intégralement lors d’un éventuel retour en Suisse : contingent, priorité aux nationaux, exigence d’une activité qualifiée.
Exceptions sont prévues pour les interruptions de séjour dûment justifiées (maladie, grossesse, mission à durée déterminée, formation à l’étranger, soins à des proches). L’examen détaillé est effectué au cas par cas.
Recommandation pratique : Les personnes bénéficiant d’une protection en vertu du CRA et qui prévoient de séjourner plus longtemps à l’étranger (en particulier, retour au Royaume-Uni pour s’occuper de leurs parents, activité professionnelle temporaire à l’étranger, séjours d’études prolongés) doivent au préalable informer le service cantonal de la population et déposer une demande de maintien de leur autorisation. Le non-respect de cette procédure peut entraîner la perte irrévocable de la protection accordée en vertu du CRA.
11. Coordination en matière d’assurance sociale
Le CRA reprend les règlements (CE) n° 883/2004 et (CE) n° 987/2009 du Conseil, qui coordonnent les systèmes de sécurité sociale pour les personnes protégées. Sur le plan matériel, cette coordination correspond à l’application de l’ALCP ; sur le plan pratique, les procédures sont gérées par le service de liaison suisse pour la sécurité sociale (ZAS, Genève) ainsi que par les caisses d’assurance sociale compétentes.
Important en pratique :
Prestations AVS/AI: elles sont versées au Royaume-Uni (et inversement, les prestations britanniques sont versées en Suisse), pour autant que la personne soit soumise au régime du CRA à la date du 31.12.2020. Pour les nouveaux arrivants après le Brexit, les règles applicables aux ressortissants de pays tiers de l’AVS/AI s’appliquent, ce qui limite l’exportation des prestations.
Assurance professionnelle (pilier 2) : en cas de retour au Royaume-Uni, le versement de la prestation de sortie est possible, mais pas automatiquement au montant total ; le versement de la part obligatoire aux personnes domiciliées dans l’UE/AELE était historiquement limité (art. 25f FZG) ; l’application de cette limitation aux personnes revenant du Royaume-Uni doit être vérifiée avant toute utilisation effective. Hors champ d’application : SIP n’est pas un conseil en matière de prévoyance.
Coordination en matière d’assurance maladie: pour les travailleurs frontaliers de nationalité britannique résidant au Royaume-Uni et exerçant une activité lucrative en Suisse (pour autant que la protection acquise en vertu du CRA s’applique), la logique de l’obligation d’assurance KVG, assortie d’une option, demeure en vigueur.
Assurance chômage: Les périodes d’affiliation acquises au Royaume-Uni sont prises en compte pour les personnes ayant droit aux prestations de coordination, dans la mesure où les règlements de coordination de l’UE sont applicables.
12. Reconnaissance des qualifications professionnelles
Le CRA applique, pour le groupe de personnes bénéficiant d’une protection, la directive 2005/36/CE de l’UE relative à la reconnaissance des qualifications professionnelles, de manière analogue à l’application de l’ALCP. Les diplômes professionnels britanniques acquis avant la date limite bénéficient du mécanisme de reconnaissance des trois systèmes de l’ALCP (automatique, général, expérience professionnelle – voir framework/fw_fza_vfp_glossary.md, section 11.2).
Important : limitation Les diplômes professionnels britanniques obtenus après le 31.12.2020 ne relèvent plus de la procédure de reconnaissance de l’ALCP, mais des procédures de reconnaissance ordinaires pour les diplômes de ressortissants de pays tiers (SBFI, BAG, etc.) ; ces procédures sont généralement plus complexes et comportent plus souvent des cours d’adaptation ou des examens d’aptitude.
13. Aspects fiscaux
La situation fiscale des ressortissants britanniques en Suisse est régie par la convention de double imposition entre la Suisse et le Royaume-Uni (CDI-RU). La CDI n’est pas affectée par le Brexit, car il s’agit d’un accord bilatéral qui est indépendant de l’ALCP et du CRA.
Principaux aspects (à titre indicatif) :
Impôt à la source pour les ressortissants britanniques titulaires d’une autorisation de séjour B ou C dans le cadre de l’accord sur la libre circulation des personnes : selon la réglementation cantonale ; une imposition ordinaire ultérieure peut être demandée.
Imposition des travailleurs frontaliers pour les travailleurs frontaliers du Royaume-Uni (très rare en pratique, car il n’y a généralement pas de distance quotidienne de déplacement entre le Royaume-Uni et la Suisse) : réglementation spécifique prévue par la convention fiscale.
Versement du pilier 2 lors du retour au Royaume-Uni : en principe, imposition à la source en Suisse, avec possibilité de compensation au Royaume-Uni.
Limites de la prestation: SIP n’est pas un service de conseil fiscal. L’examen approfondi des questions fiscales – en particulier en cas de versements importants de la prévoyance, de situations successorales ou d’imposition en cas de départ du pays – nécessite les conseils d’un conseiller fiscal ou d’un fiduciaire suisse disposant d’une expertise en matière de la convention fiscale entre la Suisse et le Royaume-Uni.
14. Procédure en cas de perte ou de refus de renouvellement de l’autorisation.
Si le service cantonal de la population refuse le renouvellement de l’autorisation de séjour UE/ALE ou révoque l’autorisation, la personne concernée peut recourir aux voies de recours ordinaires :
Première étape : décision du service cantonal de la population.
Deuxième instance : instance administrative ou de recours cantonale (variable d’un canton à l’autre, par exemple : Tribunal administratif de première instance / Cour de justice à Genève ; Tribunal administratif à Zurich, etc.).
Troisième niveau: Tribunal administratif fédéral (TAF) pour les questions de droit des étrangers.
Quatrième niveau (rare) : Tribunal fédéral (TF) pour les questions de droit fondamentales.
Les délais de recours sont en principe courts (30 jours à compter de la notification de la décision). En cas de révocation ou de refus d’une autorisation, il est impératif de solliciter un conseil juridique, notamment parce que les conséquences (obligation de déposer une nouvelle demande pour les ressortissants de pays tiers en cas de réentrée ; éventuellement, renvoi) sont graves.
Champ d’application limité (ce que le présent document ne remplace pas)
Classification individuelle des permis: La question de savoir si une personne spécifique relève du régime de protection en vertu de l’accord sur la libre circulation des personnes (ALCP) ou du régime AIG applicable aux ressortissants de pays tiers nécessite un examen au cas par cas, en tenant compte de l’ensemble de son historique de séjour. Le SIP ne fournit aucune prévision concernant la classification individuelle des permis.
Décisions concrètes concernant le renouvellement: Au moment de la rédaction, la pratique du SEM et des cantons concernant la vague de renouvellements de 2026 à 2031 n’est pas encore entièrement établie. Les questions concrètes relatives au renouvellement ne doivent pas être traitées sur un portail en libre-service, mais plutôt par un avocat spécialisé en droit des migrations, disposant d’une expertise en matière d’ALCP/CRA.
Questions détaillées concernant les impôts et la prévoyance: SIP n’est pas un service de conseil fiscal et pas non plus un service de conseil en matière de prévoyance. Les situations complexes liées à un déménagement, à une succession ou à la prévoyance nécessitent des conseils spécialisés distincts.
Variantes de la nationalité britannique : la portée du CRA en ce qui concerne les différents statuts de nationalité britannique (citoyen britannique, ressortissant britannique des territoires d’outre-mer, ressortissant britannique d’origine, titulaire d’un passeport britannique d’outre-mer, etc.) est une question de détail qui doit être clarifiée, dans chaque cas particulier, avec le Foreign, Commonwealth and Development Office (FCDO) britannique et/ou le SEM.
Situation politique actuelle des relations entre la Suisse et le Royaume-Uni : d’éventuelles nouvelles négociations concernant les facilités de mobilité (jeunes professionnels, accords sur les stages, etc.) peuvent avoir eu lieu entre la date de création et la date de consultation du présent document ; veuillez consulter les communiqués de presse actuels du SEM et du DFAE.
Articles SIP connexes (Références croisées)
framework/fw_fza_vfp_glossary.md — ALCP et libre circulation des personnes (système de base dont le CRA dérive sur le plan matériel).
framework/fw_aig_vzae_glossary.md — LEI et OASA (pertinentes pour les nouveaux arrivants après le Brexit).
framework/fw_bug_2018_glossary.md — Loi sur la nationalité suisse (naturalisation, applicable indépendamment du CRA).
permits/permit_b_resident.md — Permis B (section relative aux ressortissants de pays tiers, applicable aux nouveaux arrivants après le Brexit).
permits/permit_c_settled.md — Autorisation d’établissement C (pour les bénéficiaires du régime C équivalent et pour la consolidation des ressortissants de pays tiers).
permits/permit_g_frontalier.md — Permis G (application analogue aux travailleurs frontaliers du Royaume-Uni ayant un statut antérieur au Brexit).
permits/permit_ci_io_dependents.md — Ci-IO (distinction par rapport au Ci de l’accord sur la libre circulation des personnes avec l’UE, voir section 3.1).
permits/permit_naturalisation_paths.md — Procédure de naturalisation (elle s’applique aux ressortissants britanniques de la même manière qu’aux autres ressortissants de pays tiers).
Sources et ouvrages complémentaires
Accord sur les droits des citoyens entre la Suisse et le Royaume-Uni, SR 0.142.113.672 — Accord du 25 février 2019 entre la Confédération suisse et le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord concernant les droits des citoyens à la suite du retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne et de la fin de l’accord sur la libre circulation des personnes (l’ELI-URI exacte doit être vérifiée avant toute utilisation).
Accord de retrait du Royaume-Uni et de l’UE du 17.10.2019 — pour la comparaison et la mise en contexte historique du mécanisme CRA.
Règlements (CE) n° 883/2004 et (CE) n° 987/2009 concernant la coordination des systèmes de sécurité sociale (reprises par la Confédération pour les personnes bénéficiant d’une protection spéciale).
Ausländervorzug
Der Ausländervorzug ist ein in der Schweiz bestehendes Arbeitsmarktprinzip, das besagt, dass bei der Einstellung von Arbeitnehmern Schweizer Bürger oder Personen mit einer Niederlassungsbewilligung C vor ausländischen Arbeitnehmern bevorzugt werden müssen, wenn diese gleich qualifiziert sind.
Rechtsgrundlage
Die Rechtsgrundlage für den Ausländervorzug ist in Artikel 11 des Ausländer- und Integrationsgesetzes (AIG) bzw. der Verordnung über die Arbeitsbedingungen (VArb) geregelt.
Anwendungsbereich
Der Ausländervorzug gilt für alle Arten von Arbeitsverhältnissen, einschliesslich Teilzeitarbeit und befristeten Arbeitsverträgen. Er findet Anwendung, wenn ein Arbeitgeber eine Stelle besetzen möchte und gleichzeitig einen Schweizer Bürger oder eine Person mit einer Niederlassungsbewilligung C und einen ausländischen Arbeitnehmer in Betracht zieht, die gleich qualifiziert sind.
Ausnahmen
Es gibt einige Ausnahmen vom Ausländervorzug. So dürfen beispielsweise hochqualifizierte Fachkräfte aus dem Ausland eingestellt werden, wenn keine geeigneten Schweizer Bürger oder Personen mit einer Niederlassungsbewilligung C zur Verfügung stehen. Auch bei der Besetzung von Schlüsselpositionen in Unternehmen dürfen ausländische Arbeitnehmer bevorzugt werden, wenn dies im Interesse des Unternehmens liegt.
Kontrolle
Die Einhaltung des Ausländervorzugs wird durch die kantonalen Arbeitsämter kontrolliert. Bei Verstössen können BuSsen verhängt werden.
Kritik
Der Ausländervorzug ist in der Schweiz umstritten. Befürworter argumentieren, dass er dazu beiträgt, die Arbeitsplätze der Schweizer Bevölkerung zu sichern. Kritiker bemängeln, dass er zu einer Diskriminierung ausländischer Arbeitnehmer führt und die internationale Wettbewerbsfähigkeit der Schweizer Wirtschaft beeinträchtigt.
Siehe auch
Arbeitsmarkt
Ausländer- und Integrationsgesetz (AIG)
Verordnung über die Arbeitsbedingungen (VArb)
* * *
Note sur la mise à jour de la situation : le cycle de renouvellement 2026-2031 pour les autorisations Ci-EU-WA est en cours. La situation concernant les directives du SEM et la pratique cantonale se préciseront davantage au cours des 12 à 24 prochains mois. Avant d’utiliser ce document de manière productive, il convient de consulter les directives actuelles du SEM ainsi que la pratique cantonale pertinente (en particulier Genève, Zurich et Vaud, qui comptent une forte proportion de ressortissants britanniques).
Exigence du réviseur (ADR-018) : Le présent document doit être approuvé par CLR (Lawyer-of-Record, inscription BFR en attente), avant sa mise en ligne. Jusqu’à cette date, le statut est AI-DRAFT.
03Vérifié: Niveau A · Info
AIG (SR 142.20) — subsidiär für post-Brexit-Konstellationen